COP30 à Belém : une « opportunité diplomatique » pour la Guyane

Depuis plusieurs mois, la CTG multiplie les démarches pour préparer sa participation à la COP30. Une antenne a été ouverte à Belém dès 2024 et des missions ont été conduites dans les États du Pará et de l’Amapá, explique Jean-Paul Ferreira, premier vice-président de la CTG en charge du suivi de la COP30 :
« L'idée donc d'y participer de manière commune avec nos voisins est pour nous justement une voie possible pour mieux se faire entendre »
La collectivité souhaite travailler sur une position commune autour de thématiques transnationales comme la bio-économie, la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles. Elle ambitionne aussi, à terme, d’intégrer l’OTC (Organisation du traité de coopération amazonienne).
Une visibilité internationale à saisir
La COP30 sera une occasion unique pour la Guyane de se faire entendre sur la scène mondiale. La délégation souhaite notamment être présente dans la zone bleue, aux côtés de la France, annonce Jean-Paul Ferreira :
« Être en zone bleue dans le pavillon France est pour nous une opportunité énorme de se faire entendre, de la France mais aussi des autres nations présentes. Cette COP en Amazonie n’a de sens que parce que la Guyane est en Amazonie »
Coopérations en construction
La préparation de la COP s’inscrit dans un travail déjà engagé dans le cadre du programme Interreg Amazonie, financé par l’Union européenne. Des actions de coopération ont été menées avec le Suriname, mais aussi avec les États brésiliens de l’Amazonas, du Pará et de l’Amapá. « Nous sommes partis notamment avec l’État du Pará sur un projet de signature d’accord-cadre de coopération avec la collectivité. Il en est de même avec le gouvernement de l’Amapá. Il va de soi que la Guyane ne peut entrevoir son avenir qu’au travers d’une intégration régionale », souligne l’élu.
Signature le 10 janvier d’une déclaration d’intention entre la CTG et l’Amapá pour une participation conjointe à la COP30 © CTG
La CTG prévoit d’emmener une délégation de plus de 150 personnes à Belém : élus, institutions, mais aussi représentants d’associations, d’ONG et de corps professionnels. Un appel à candidature est d’ailleurs lancé sur les réseaux de la collectivité. Le vice-président espère une délégation élargie :
« Ce sera une grande représentation, non seulement d’élus mais également de la société civile. Tout cela doit être bien expliqué, car la COP fonctionne avec des zones particulières, des prises de parole cadrées, et des espaces plus ouverts où la société civile peut s’exprimer ».