Santé : les Saint-Laurentais de plus en plus impliqués dans le quotidien du CHOG

Pendant plus de quatre heures, l'assemblée a voté sur le rapport d'activité, le bilan financier et l'élection du bureau. Toutefois, les discussions ont été dominées par les récents décès inexpliqués à l'hôpital, notamment celui d'un nourrisson de huit mois mort de déshydratation aux urgences dans la nuit du 5 au 6 mars dernier. La direction du CHOG, bien que conviée à cette rencontre, n'a pas répondu favorablement à l'invitation.
Malgré ces tensions, des progrès notables ont été observés dans la prise en charge des patients, comme l'explique Laurent Priou, président de l'ADUCHOG :
"Il y a eu des progrès en matière de traitement des décès inexpliqués, de transmission des dossiers médicaux et de signalement des événements indésirables graves. Nous devons maintenant nous imposer comme un interlocuteur incontournable pour l'hôpital."
Un dialogue nécessaire entre l'ADUCHOG et le CHOG
L'ADUCHOG se veut à la fois partenaire, mais aussi exigeante envers l'établissement de Saint-Laurent, précise Laurent Priou :
"Nous souhaitons instaurer un dialogue constructif avec la direction du CHOG. Nous avons démontré notre légitimité en rassemblant plus de 140 personnes durant quatre heures pour discuter des problèmes de l'hôpital. Il faut que l'on nous écoute et que la direction accepte d'échanger avec nous pour améliorer la situation."
Des commissions médicales et juridiques pour une analyse approfondie
Afin de renforcer son expertise et sa crédibilité, l'ADUCHOG a mis en place deux commissions :
- La commission médicale, composée de médecins membres de l'association, vise à analyser les dossiers des patients et à identifier les erreurs de diagnostic ou les traitements inappropriés.
- La commission juridique, constituée de juristes, examine les responsabilités civiles et pénales de l'établissement en cas de faute.
"Avec ces commissions, nous acquérons une expertise qui nous permet d'analyser les dossiers avec plus de rigueur et de conseiller les familles sur les recours possibles."
L'association, qui se positionne comme un “gendarme du CHOG”, est devenue un donneur d’alerte reconnu pour “une prise en charge digne et efficace des patients auprès des habitants”, rappelle son président.